vendredi 16 janvier 2015

jeudi 8 janvier 2015

Pour #Charlie, du courage pour ne plus jamais se taire

Au terme de cette épouvantable journée, endeuillée par cet attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo, je pense aux 12 victimes qui sont mortes pour avoir défendu la liberté d'expression. Je pense naturellement à leur famille et à tous ceux qui les ont aimés. Je pense aussi à la France.

Le 7 janvier 2015 restera dans l'histoire comme un jour noir. Mais l'élan de résistance qui a suivi et conduit des dizaines de milliers de personnes à se rassembler dans les principales villes de notre pays est réconfortant. Oui, les Français se sont mobilisés aujourd'hui pour clamer "Même pas peur " & "Je suis Charlie", pour dire "Non" à cette barbarie.

C'est aussi un tournant dans le traitement de l'information et dans le travail des journalistes. Philippe Val, l'ancien directeur de Charlie Hebdo qui a perdu tous ses confrères, a appelé aujourd'hui les journalistes et les politiques "au courage" et à "dire la vérité". Il a regretté l'attitude des intellectuels insuffisamment mobilisés contre le fondamentalisme et affirmé que c'est sur le plan culturel qu'il fallait agir pour lutter contre l'extrémisme religieux. 

Sur France Inter, Philippe Val disait aujourd'hui : "Notre moyen de rendre la justice est de moins nous taire, c'est de continuer... J'espère que cette tragédie, qui est irréparable, va changer les choses, qu'on ne va pas laisser les salopards récupérer ça... Il s'agit d'avoir un discours fort et réaliste sur cette montée du danger qui est réelle et que l'on dénonçait depuis des années. On ne nous a pas écoutés. Aujourd'hui il faut nous écouter, il ne faut pas nous laisser seuls."

En tant qu'élue de la droite républicaine, je dois reconnaître qu'il est difficile de parler d'intégrisme, d'extrémisme ou de fondamentalisme religieux sans être accusée immédiatement par la bien-pensance de courir après les idées du Front national. Comme si ces thématiques ne pouvaient être évoquées sans vous rendre suspect de tenir un discours droitier. C'est le poids du politiquement correct qui pousse à l'autocensure, à édulcorer ses propos par peur d'être pris pour raciste. Je ne suis pas raciste alors pourquoi devrais-je avoir peur de parler du fondamentalisme religieux? La droite n'est pas à l'aise avec ces sujets très sensibles.

Pour toutes les victimes du 7 janvier 2015, je m'engage à ne plus avoir peur de dire tout ce que je pense, à trouver les mots pour ne pas heurter. Car le silence de la droite républicaine est coupable, comme celui des intellectuels ou des journalistes qui cèdent à la peur du tabou. Nous devons défendre la laïcité avec plus de force, ne pas céder à l'angélisme et protéger nos concitoyens contre les dangers du fondamentalisme religieux par la promotion d'une culture plus attachée aux principes républicains. Sinon, c'est le Front national qui va gagner. Et cela, il faut l'empêcher à tout prix. Du courage.

mardi 6 janvier 2015

Hidalgo lance le mot de Cambronne au visage des banlieusards

Hausse des tarifs de stationnement


Elle a beau jeu de jouer les frondeuses, de faire semblant de tenir tête au gouvernement face à l’augmentation des impôts des Français, la Maire de Paris vient montrer son vrai visage en ce début d'année 2015 : celui d’une gauche déconnectée des réalités qui fait les poches des automobilistes pour boucler ses budgets mal équilibrés. Oubliées les belles promesses de sa campagne électorale sur la non-augmentation des impôts ; oubliées les difficultés des plus modestes qui survivent en Ile-de-France au prix de sacrifices quotidiens ; Anne Hidalgo donne des gages à la composante écologiste de sa majorité et joue les shérifs de Nottingham.

En augmentant de près de 180% les tarifs du stationnement à Paris, Anne Hidalgo lance clairement le mot de Cambronne au visage de la banlieue. N’oublions pas qu’elle a mis fin à son mandat de Conseillère régionale d’Ile-de-France en devenant le premier édile de la capitale, se dégageant ainsi du bourbier francilien dans lequel Jean-Paul Huchon, le Président de la région, reste englué. On ne l’entendait pas beaucoup s’exprimer dans l’hémicycle de la rue de Babylone… la rupture au sein de la gauche francilienne entre Paris et sa banlieue est bel et bien consommée !

Comment diable les Franciliens qui n’habitent pas à proximité d’une gare vont-ils pouvoir se rendre à Paris s’ils ne peuvent plus payer le tarif horaire de luxe de la capitale pour leur stationnement ? La Maire de Paris affirmait il y a encore quelques mois qu’elle s’opposerait toujours à un péage urbain qui couperait Paris de sa banlieue. Avec cette hausse vertigineuse des tarifs de stationnement, ce n’est plus une fracture, c’est une amputation sans anesthésie. En bonne cheftaine de la gauche anti-banlieusards, Anne Hidalgo fait de Paris un rêve de plus en plus inaccessible, réservé à quelques privilégiés. Exit les personnes âgées, les malades et les faibles… Si vous ne versez plus votre obole, vous n’avez plus droit de fouler le pavé parisien !

Et pendant ce temps, Jean-Paul Huchon augmente pour la 7ème fois consécutive le Pass Navigo, le faisant passer à 116,5 euros mensuel pour la zone 5. Cherchez la logique ! A pied, à cheval et en voiture, il vous faudra toujours payer plus cher pour exercer la liberté fondamentale d’aller et venir en Ile-de-France !

Mais les Parisiens ne sont pas en reste. Alors que le stationnement résidentiel avait fait son succès en se basant sur des tarifs très avantageux pour inciter les Parisiens à garer leur voiture pour prendre les transports en commun, l’augmentation de 240% des tarifs pour les résidents est un mauvais signal ! Il est dit en substance « Prenez votre voiture plutôt que payer un garage de luxe en plein air,et polluez ». La preuve : en cas de pic de pollution, le stationnement résidentiel est gratuit.

Que retenir de cette nouvelle séquence de matraquage fiscal ? Après la phobie administrative, les socialistes invente la taxonite fulgurante. Avec ces tarifs excessifs et injustes, c’est bientôt Paris qui incarnera le désert français : plus personne pour venir y travailler, pour la visiter ou pour y consommer. Ce Paris-là, je ne le "love" pas !

Les élections départementales et surtout les élections régionales seront l’occasion de sanctionner sévèrement cette gauche qui n’aime que les riches. Je fais confiance à Valérie Pécresse pour mettre en place un ambitieux plan de déplacements en Ile-de-France qui n’opposera plus Paris et sa banlieue, et qui rendra à chaque Francilien le droit élémentaire de se déplacer !