jeudi 29 novembre 2012

On ne va pas se mentir - Place au débat

J'ai participé hier soir à l'émission-débat "On ne va pas se mentir" sur I-Télé (le 22 novembre 2012) animé par Léa SALAME avec :

-Razzi HAMMADI, Député PS
-Alexandre VARLET,
-Bruno ROGER-PETIT, Journaliste au Nouvel Obs




mardi 27 novembre 2012

UMP : la désertion, ce n'est pas la solution!

Depuis une semaine, le psychodrame que nous subissons à l'UMP n'est pas à la hauteur de ce qu'attendent les Français de leurs élus ni des espérances des 300 000 adhérents qui forment le premier parti de France.

Je voudrais vous livrer mon sentiment sur cette crise qui déchire ma famille politique et vous dire simplement quelques petites vérités que je n'entends jamais dans la bouche des commentateurs politiques sur les chaînes de télévision ou sur les ondes.

1- Pourquoi François Fillon s'est-il présenté à la présidence de l'UMP s'il ne croit pas en ses statuts, en ses instances et en la capacité de son parti à intégrer la démocratie dans son mode de fonctionnement? Pourquoi conteste-t-il tout a posteriori? C'est comme si Nicolas Sarkozy au lendemain de sa défaite du 6 mai dernier avait demandé que l'on revote parce qu'il contestait la Constitution et la légitimité du Conseil constitutionnel...

2- Et si un nouveau vote devait confirmer l'élection de Jean-François Copé, combien de fois faudra-t-il revenir aux urnes pour que François Fillon soit satisfait du résultat?

3- J'entends certains dire que Jean-François Copé devait quitter son poste de Secrétaire général pendant la campagne. Mais cela ne se passe jamais comme cela dans les Fédérations départementales quand nous avons des élections internes. Jamais les Présidents de Fédération ne se mettent en congé de leur mandant pendant deux ou trois mois! En tout cas, le très Filloniste Président de la Fédération de Paris ne s'est jamais plié à cette règle préconisée par son champion.

4- Pourquoi personne n'est choqué qu'il y ait eu des fraudes ? Pourquoi les responsables locaux de ces bureaux de vote litigieux ne sont pas sommés de s'expliquer? Il est un peu facile de dire qu'il y a eu des fraudes "des deux côtés". Sur des faits aussi graves, je réclame toute la transparence. Sinon, le discrédit est jeté sur l'ensemble de la classe politique.

5- Comment seront sanctionner les fraudeurs?  J'ose espérer qu'ils ne bénéficieront pas d'une totale impunité!

6- Qui osera dénoncer la publication de sondages bidons dont l'interprétation a prêté à confusion dans le but d'influencer les militants dans leur choix? Dire que 80% des sympathisants de droite soutenaient François Fillon, c'était oublier de dire que ce ne sont pas eux qui votent, mais bien les adhérents qui paient leur cotisation et qui ont le courage de s'engager. L'intoxication autour de cette élection explique en grande partie la confusion actuelle. Personne n'avait envisagé la victoire de Jean-François Copé. C'est une leçon à retenir : jamais une élection n'est gagnée ou perdue d'avance.

7- Qui arrivera à raisonner François Fillon pour qu'il renonce à déserter l'UMP? Depuis une semaine, Jean-François Copé lui tend la main pour "recoller les morceaux" et trouver une issue honorable pour les deux principaux protagonistes. Pour ma part, je trouve que cette scission est indéfendable car elle ne repose que sur une querelle d'égos, et non une fracture idéologique. Je soutiens Jean-François Copé, et pourtant je me sens plus ouverte sur les sujets de société que bon nombre de soutiens de François Fillon. Ce sont plutôt deux styles qui s'opposent et non deux lignes politiques.

8- Créer un autre groupe au Parlement, ce n'est que du sabotage! Il n'y a pas de place sur l'échiquier politique pour une autre droite. Dominique de Villepin en a fait les frais il y a quelques années. Il faut revenir à la raison, se parler et trouver ensemble des solutions.

Mais pour que cette crise cesse, je pense que nous devons avoir le courage de ne pas éluder les vraies questions : la légitimité des statuts qui régissent toute organisation; la lutte contre la fraude; l'impérieuse nécessité de la démocratie; la perspective des primaires ouvertes de 2016... 

Nous le devons d'abord aux militants qui sont tellement généreux dans le temps qu'ils donnent à la défense de leurs convictions. Nous le devons ensuite aux adhérents, souvent moins disponibles, mais qui veulent légitimement prendre toute leur part aux grands débats qui se posent à notre société. Nous le devons enfin à la France qui est l'alpha et l'oméga de notre engagement politique.

lundi 19 novembre 2012

mardi 13 novembre 2012

Je vous présente la gauche "anti-banlieusards"

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/12/01016-20121112ARTFIG00475-debat-houleux-sur-le-plan-anti-pollution-au-conseil-de-paris.php

Voici mon intervention au Conseil de Paris dans le débat sur la lutte contre la pollution


Monsieur le Maire, mes chers collègues,

"Qui trop embrasse mal étreint". 

Votre communication est un beau baratin, on aurait presque envie d'y croire ! Mais toutes les mesures que vous déclinez dans cette communication –et dont certaines pourraient être assez séduisantes- pour nous démontrer que vous vous préoccupez de la santé des Parisiens sont neutralisées par votre erreur majeure : celle de l'échelle de votre politique de lutte contre la pollution.

A force de déclarer votre flamme aux Parisiens, Monsieur le Maire de Paris, vous oubliez qu'ils sont aussi des Franciliens qui vivent au cœur du Grand Paris, au cœur de la région Ile-de-France

Vous oubliez que toute la pollution générée au-delà du périphérique par plus de dix ans d'immobilisme, de  dogmatisme et d'idéologie, avec la complicité de votre collègue Jean-Paul Huchon, touchera aussi chaque Parisien dans sa qualité de vie et dans son quotidien.

Non, la pollution ne s'arrêtera pas aux portes de Paris parce que vous allez baisser la vitesse de circulation sur le périphérique et sur certains axes de Paris, parce que vous allez multiplier les zones 30 autour des écoles, ou que vous allez faire la guerre aux motards.

Et nous le voyons bien avec cette délibération : après la gauche « caviar », la gauche « pétard », voici donc la gauche « anti-banlieusards »!

Car vous avez raison sur un point, ce sont bien les Parisiens qui vont voter en 2014 aux élections municipales et non les Franciliens. Ce petit calcul politique n’a échappé à personne !

Oui, ce sont bien des arrière-pensées électoralistes qui vous animent : vous voulez faire place nette à Anne HIDALGO, la protéger de tout risque DUFLOT. Et c'est ce qui explique votre dernière tocade pour ces mesures vertes qui feraient presque passer vos alliées écologistes pour des gens modérés! Petit conseil au passage, n'oubliez pas que seuls 2% des Français leur ont accordé leur confiance aux dernières élections présidentielles !

En tout cas, cette stratégie électoraliste explique vos revirements et vos retournements de veste.

Vous étiez contre les péages urbains que vous considériez comme une "faute politique et psychologique grave" il y a encore quelques temps. Vous montriez du doigt ceux qui, dans nos rangs, proposaient que soient étudiée l'opportunité d'un péage urbain pour notre métropole par l'APUR. Nous appelions de nos vœux une étude entre toutes les formes existantes (péage de décongestion, péage de financement, péage environnemental...) pour trouver le meilleur compromis. Nous vous suggérions d’orienter l'analyse sur l'échelle, la finalité, l'équité sociale, l'acceptabilité par les Franciliens, et les conséquences sur l'économie de notre ville, afin d'envisager la lutte contre la pollution de manière volontariste et adaptée au territoire de notre métropole.

Aujourd'hui, vous imposez de manière unilatérale le modèle que vous avez choisi en escamotant la concertation avec les collectivités voisines, les départements et la région qui sont pourtant essentielles. En tant que Conseillère régionale, je n'ai jamais entendu le Président de la région Ile-de-France effleurer cette idée de péage au kilomètre sur les autoroutes métropolitaines. C'est un peu gênant cette absence de cohérence.
Autre revirement : vous critiquiez, les « ZAPA NKM », mais vous encensez les « ZAPA BATHO »... c'est le sectarisme dans toute sa splendeur. Tout ce temps perdu dans ces postures politiciennes explique la médiocrité de vos résultats.

Monsieur le Maire,
La bonne échelle de lutte contre la pollution: c'est le Grand Paris.
La bonne méthode, c'est la concertation avec les autres collectivités concernées.
La bonne approche, c'est celle de la mobilité dans son ensemble! Seule une réelle coordination entre les transports en commun et les transports individuels permettra de résorber la thrombose en Ile-de-France et de diminuer la pollution sur Paris. C'est tout l'enjeu de la nécessité de sanctuariser les financements prévus du Grand Paris. Il faut convaincre Mme DUFLOT et le gouvernement AYRAULT de ne pas abandonner cette grande idée du Président de la République Nicolas SARKOZY.

Pour diluer les embouteillages en centre-ville et fluidifier le trafic, il faut absolument travailler sur la synchronisation des feux.

Enfin, si vous rechercher une bonne idée populaire, qui fera parler de vous Monsieur le Maire, et qui permettra à la fois de réduire le nombre de morts sur la route en Ile-de-France et d'aider notre jeunesse qui « galère », faites la promotion de la gratuité des autoroutes de notre région pour les jeunes de moins de 30 ans. Ils pourront alors davantage investir dans des véhicules moins polluants et utiliser des itinéraires plus sécurisés.

Votre plan de lutte contre la pollution est un coup de PUB, mais un mauvais coup porté à votre électorat traditionnel : malheur aux pauvres, malheur aux jeunes, malheur à ceux qui ne sont pas assez argentés pour s'acheter la dernière Renault Zoé électrique...  avec laquelle Arnaud Montebourg a fait un excès de vitesse récemment dans la capitale... Mais vous n’en avez cure s’ils n’habitent pas Paris !

La gauche « anti-banlieusards », à l’heure du Grand Paris, il fallait oser !
Vous l’avez fait, chapeau Monsieur Delanoë !

lundi 5 novembre 2012

On ne va pas se mentir - un autre débat

J'ai participé à l'émission-débat "On ne va pas se mentir" sur I>Télé du jeudi 1er novembre 2012 animé par Florent PEIFFER avec :

-Philippe BILGER, Magistrat honoraire, Président de l'Institut de la Parole
-Esther BENBASSA, Sénatrice EELV, universitaire
-Bruno ROGER-PETIT, Journaliste au Nouvel Obs